mercredi 4 mars 2015

VIOL D'ENFANTS


 

Violences sexuelles faites aux 

enfants

une urgence humanitaire



81 % des victimes de violences sexuelles ont subi les premières violences avant l’âge de 18 ans.

La quasi-totalité des enfants victimes développeront des troubles psychotraumatiques.




Les récentes études internationales de l’UNICEF et de l’OMS et notre enquête menée en France convergent dans le terrible constat d’une insuffisante reconnaissance et prise en charge des violences sexuelles subies par les enfants.
De toutes les violences sexuelles, celles qui touchent les enfants font partie des plus cachées.



C'est votre Département qui est en charge de la Protection à l'ENFANCE.
Le 22 et 29 Mars vous allez élire ceux qui vont être en première ligne pour s'attaquer à ce fléau qui persiste en 2015.


INTERPELLEZ LES ?



En France les victimes mineures sont estimées à 154000 (124000 filles et 30000 garçons) .
Selon les résultats de notre enquête : Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte, conduite auprès de plus de 1 200 victimes par l’association Mémoire Traumatique et Victimologie, et présentée le 2 mars 2015 avec le soutien de l’UNICEF France (dans le cadre de son action internationale:
81 % des victimes de violences sexuelles ont subi les premières violences avant l’âge de 18 ans, 51 % avant 11 ans, et 23 % avant 6 ans .

Des enfants condamnés au silence

Alors qu’ils sont les principales victimes de ces délits graves et de ces crimes (68 % de viols dans notre enquête), moins de 20 % déclarent avoir été reconnus comme victimes et protégés, et 30 % en cas de plainte, à peine plus.
Les enfants sont d’autant plus pris au piège, condamnés au silence et abandonnés que 94 % de ces violences sont commises par des proches, et 52 % par des membres de la famille.
Les agresseurs essentiellement des hommes dont le quart sont des mineurs bénéficient presque toujours d’une totale impunité.
Or, les violences sexuelles font partie des pires traumas, et la quasi-totalité des enfants victimes développeront des troubles psychotraumatiques.
Ces traumas ne sont pas seulement psychologiques mais aussi neuro-biologiques avec des atteintes corticales et des altérations des circuits émotionnels et de la mémoire à l’origine d’une dissociation et d’une mémoire traumatique.



Faute d’être reconnus et soignés, ces enfants gravement traumatisés développent des stratégies hors normes pour survivre aux violences et à leur mémoire traumatique qui telle une machine infernale à remonter le temps leur fait revivre à l’identique ce qu’ils ont subi, comme une torture sans fin.
Ces stratégies de survie (conduites d’évitement et conduites à risque dissociantes) sont invalidantes et à l’origine de fréquentes amnésies traumatiques (34 %).
Traumas et stratégies de survie s’installent dans la durée si la mémoire traumatique n’est pas traitée de façon spécifique, ils vont gravement impacter la santé et la qualité de vie des victimes, et les exposer à des revictimisations (7 victimes sur 10 ont subi des violences sexuelles à répétition).

Un plan global de lutte contre les violences faites aux enfants

Pour les victimes, la non-reconnaissance de leurs psychotraumatismes est une perte de chance car une prise en charge adaptée leur permet, en traitant leur mémoire traumatique, de ne plus être colonisés par les violences et les agresseurs, d’activer une réparation neurologique et d’en stopper les conséquences.
Il est essentiel de protéger les enfants de toutes les violences et d’assurer le respect de leurs droits fondamentaux.
Il faut garantir aux enfants victimes l’accès à la justice et à des réparations en améliorant les lois et les procédures, et un accès rapide à des soins spécialisés gratuits.



Nous réclamons la mise en place d’un plan global de lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants, avec des campagnes d’information, une formation de tous les professionnels concernés et la création de centres de soins spécifiques. Sortir du déni, protéger et soigner les enfants victimes de violences sexuelles est une urgence humanitaire et de santé publique.



Liste des cosignataires :
Anne Hidalgo Maire de Paris, Geneviève Avenard Défenseure des enfants, Adjointe du Défenseur des droits, Dominique Versini Adjointe à la Maire de Paris, chargée de toutes les questions relatives à la solidarité, aux familles, à la petite enfance, à la protection de l’enfance, à la lutte contre l’exclusion, aux personnes âgées, Frédéric Worms Professeur de philosophie à l’Ens, Dominique Attias Avocate, membre de la Commission Enfance en France de l’UNICEF France, Isabelle Thieuleux Avocate, Dre Monique Martinet Neuro-Psychiatre Pédiatre, Présidente - Conseiller Scientifique AIR – AIRMES, Dre Noémie Roland, médecin généraliste, Dr Gilles Lazimi Médecin du CMS de Romainville, maître de conférence en médecine générale à l’Université Pierre et Marie Curie, Sokhna Fall Thérapeute familiale, Victimologue, ethnologue, vice-présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie, Hélène Romano Docteur en psychopathologie clinique, psychologue clinicienne et psychothérapeute spécialisée dans le psychotraumatisme, Jean-Fabrice Pietri Chef de mission, Médecins sans frontières France, Jean-Pierre Salmona Cardiologue, trésorier de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie, Laure Salmona Rédactrice du rapport d’enquête «Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte», Geneviève Garrigos Présidente d’Amnesty France.
Michèle BARZACH présidente de l’UNICEF France et Muriel SALMONA psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie






En discutant entre amis, nous nous sommes aperçus que bien peu d'entre nous, avions échappé à la prédation sexuelle dans leur enfance, sous une forme ou une autre.
Quid du tonton trop affectueux, de l'ami de la famille trop empressé, ou du cousin de quinze ans faisant ses premières explorations avec une cousine consentante dans un coin de la buanderie familiale... sans oublier la jeune Tatie veuve qui déniaisait tous les adolescents de la famille !
Tous, nous avions un secret enfoui pas toujours désagréable ou traumatisant au plus profond de nous , que nous n'avions jamais dévoilé ou que la famille s'était empressé d'enterrer parce qu'on ne fait "pas de vagues"...
Et nous avons  vécu ce que nos parents et ancêtres avaient vu en pire, nous avons été des victimes de reproductions ancestrales, on a vécu et avancé : reproduirons nous ?
Mais à quel prix pour les femmes?.
Leur capital confiance en l'homme avait été largement entamé depuis longtemps par les confidences des mères (ne couchez jamais avec un homme), ils nous engrossait, plaquée contre un mur, consentante et ravie !
Aujourd'hui l'information sans tambour, ni trompette, de façon insidieuse et sournoise nous culpabilise et nous salit : c’est UN VIOL !
Toutes, nous nous sommes aperçues que, du moins en apparence, nous avions porté ce fardeau d'un cœur "léger", car le mental s'arrange toujours pour anesthésier et ranger dans un coin les plus noires blessures. Jusqu’au moment où, l'actualité vous force à refuser d'ignorer et tout explose.
La sexualité devrait être un apprentissage savoureux du plaisir pour les adolescents.
On apprivoisait son corps bien avant d'appréhender celui de l'autre autrefois, ce n'est plus le cas aujourd'hui. La découverte est mutuelle, le plaisir est conjoint et revendiqué.
Baisers, flirts, caresses....tout cela prenait des années, aujourd'hui c'est des mois.... La majorité sexuelle est toujours fixée à 15 ANS  en France!
Le viol d'un enfant aujourd'hui réduit à zéro cet apprentissage, et le choc sociétal est d'une force telle qu'il est difficile de s'en remettre ou même de s'en libérer sans une aide médicale.
Et nos adolescents, on s'en occupe quand ?
AVISO



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