jeudi 14 avril 2016

DEBAT du CAFE PHILO de ST SULPICE




Les prêcheurs de l'apocalypse


"Quand l'écologie perd la raison"




En l'espace de quelques années, l'écologie a 
envahi la scène publique…


Une vague verte submerge le monde occidental, 
les idées de José Bové ou de Nicolas Hulot se 
sont imposées dans l'opinion publique et pèsent 
désormais dans la vie politique française.

Le consensus paraît total,


qui oserait aujourd'hui remettre en question 
"l'impératif écologique" ? 
 

Notre conversion aux biocarburants est devenu 
une priorité absolue, l'agriculture biologique 
une cause nationale et l'interdiction des OGM 
une affaire d'état…
Pour la communauté scientifique, le triomphe de cet "écologisme" est, hélas, bien souvent une défaite de la raison. 
 
En 2008, la crise alimentaire mondiale est venue soudain nous rappeler que l'espèce la plus menacée, c'est l'homme… 
 
Face à ce défi, les scientifiques tentent de faire entendre leurs voix, d'aller à rebours des idées reçues et de démêler le vrai et le faux sur ces questions qui engagent notre avenir.

"Il n’est pas question dans ce film de remettre en cause la gravité des menaces écologiques ou la réalité du réchauffement climatique, bien au contraire, expliquent Jérôme Lambert et Philippe Picard, les deux réalisateurs. 
 
Le problème n’est pas le diagnostic mais les solutions… Ce qui est inquiétant, c’est que sous couvert d’écologie et de bon sens, nos sociétés sont tentées par le simplisme et l’égoïsme." 
 
Les Prêcheurs de l’apocalypse propose donc d’élargir le débat, notre regard sans doute trop individualiste.

Effectivement, n’avons-nous pas tendance à oublier que pour un tiers de l’humanité, les questions écologiques sont loin, bien loin des premières préoccupations. 
 
Car avec la crise alimentaire de 2008, dans certains pays, l’espèce la plus menacée est bel et bien humaine. Comme le rappelle le documentaire, 800 millions d’êtres humains s’endorment chaque jour en ayant faim… 
 
En tenant compte de la démographie mondiale, un problème de taille se pose alors : "Si nous sommes aujourd’hui incapables d’assurer la sécurité alimentaire de 6 milliards d’hommes, comment parviendrons-nous, d’ici 2050, à nourrir 9 milliards d’êtres humains ? Saurons-nous développer l’agriculture mondiale tout en préservant la nature ?". 
 
De son côté, Mike Gale, conseiller scientifique du Groupe consultatif international sur la recherche agricole (CGIAR) fait part de ses inquiétudes : "Le travail qui nous attend dans les 50 prochaines années est considérable : le seul fait de répondre à nos besoins alimentaires est un tel défi qu’il n’est peut-être pas compatible avec notre désir de préserver l’environnement (…). Nous devons trouver des compromis…
" Autrement dit, comment concilier impératifs écologiques et humains ?
C'est Jeudi 21 Avril 2016 a 20h A notre  Médiathèque.









2 commentaires:

  1. LORQUE LES VACHES BROUTENT L'HERBE SOUFFRE...

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  2. Que 7 participants, ce débats devrait être reprogrammé de toutes urgence!

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