lundi 28 novembre 2016

UNE ABBERATION!!!



La majorité des médecins 

généralistes vaccinent 

leurs propres enfants.


Mais 60 % d’entre eux le font...

sans pour autant le recommander

systématiquement à leurs patients.


Faites ce que je fais, pas ce que je dis. Tel devrait être le nouveau mantra des généralistes quand ils parlent vaccination à leurs patients, à en croire les résultats d’une étude publiée dans Clinical Microbiology and Infection par des chercheurs de l’université de Lorraine et de l’Inserm.

Chaque année, la vaccination permet d’éviter 2 à 3 millions de décès dans le monde et 1,5 million de vies supplémentaires pourraient être épargnées en améliorant la couverture vaccinale, estime l’Organisation mondiale de la santé
Et pourtant, tandis que des pays se battent pour que leurs enfants aient accès à cet outil de santé publique, d’autres voient la confiance de leur population diminuer sans cesse. 
Une vaste étude menée dans 67 pays du monde a récemment montré que la population française était l’une des plus sceptiques en matière de sécurité des vaccins (41 % des personnes interrogées ne les jugeant pas sûrs), et pas beaucoup plus confiante en leur efficacité.

Chevilles ouvrières de la vaccination

Chevilles ouvrières de la vaccination à la française, les médecins généralistes ont donc un rôle essentiel à jouer : c’est à eux de convaincre leurs patients de se faire vacciner, pour se protéger eux-mêmes comme pour protéger leur entourage.
Les auteurs ont interrogé 1582 médecins généralistes, dont 1038 avaient un enfant âgé de 2 à 25 ans, sur leur attitude auprès de leurs enfants et de leurs patients quant à quatre vaccinations : hépatite B, ROR (rougeole-oreillons-rubéole), méningocoque C, et papillomavirus humain (HPV). 
Ces vaccins, non obligatoires mais recommandés par les autorités sanitaires, ont fait ou font régulièrement l’objet de polémiques.
Une majorité des généralistes interrogés avaient vacciné leurs propres enfants (ROR 97 %, hépatite B 77,7 %, méningite C 60,2 %). 
Mais les auteurs ont découvert que 60 % d’entre eux l’avaient fait… et ne le recommandaient pourtant pas systématiquement à leurs patients ! 
La contradiction, notent les auteurs, est particulièrement forte concernant le ROR : 100 % des médecins «incohérents » avaient vacciné leurs enfants mais seuls 54 % le recommandaient toujours à leurs patients adolescents ou jeunes adultes non immunisés.
Pour l’hépatite B, ils étaient 71 % à avoir vacciné leurs enfants mais seuls 25 % en parlaient systématiquement à leurs patients adolescents.

Des barrières du côté des médecins

Les chercheurs esquissent plusieurs pistes pour expliquer le phénomène. 
Les médecins se heurtent d’abord probablement à des barrières liées aux patients, très réticents face à la vaccination, pétris de doutes quant à son efficacité et sa sécurité, parfois convaincus qu’il existe d’autres manières de se protéger…
Mais les obstacles ne manquent pas non plus du côté des médecins : outre des hésitations face à un calendrier vaccinal chargé et changeant ou à des vaccins qu’ils ne jugent pas toujours utiles et parfois trop récents, ils peuvent anticiper des difficultés à convaincre les patients, oublier d’en parler (en particulier aux adolescents qui «viennent rarement pour des consultations vaccinales planifiées, mais consultent plus souvent quand ils ont besoin de soins aigus»), manquer de temps ou peiner à connaître l’historique vaccinal du patient.

dimanche 27 novembre 2016

LES VERTS JARDINS






UN LOTISSEMENT DE 


PLUS !



POURQUOI EST-IL A

 
2,5 Km du centre ville,


route de Garrigues?


Est-il prévu un cheminement piéton et une 

piste cyclable pour accéder au centre ville ?

samedi 26 novembre 2016

Une aubaine pour notre pouvoir d'achat





UNE MOYENNE SURFACE 



LECLERC



OUVRE SUR ST SULPICE 



EN FACE DE



CARREFOUR MARKET.



Les offres promotionnels vont pleuvoirs a qui 

mieux mieux !!!

vendredi 25 novembre 2016

Confinement des vollailes



Que faire avec les petites basse-cours domestiques sur notre commune?

Habitat de Centre Ville




LOGEMENTS ANCIENS 


DE 


NOS BASTIDES



20 % des logements vacants sont 

inhabitables, car dépourvus

de chauffage, de sanitaires… de 

stationnement !!!

Et 20 % de l'ensemble du parc 

immobilier sont très en dessous

des normes.

Raser les immeubles ?

Impossible : les centre villes sont classés.

Refaire tout l'intérieur en ne 

gardant que les façades ?

Pas rentable

mercredi 23 novembre 2016

Primaire et Présidentielle




FILLON/JUPPE


Vont convaincre les 2 à 3 millions 

de français les plus riches 

de notre pays pour avoir 

un ticket pour postuler 

à la fonction suprême !!!

Il va leur falloir convaincre

 en Mars 2017, 

10 millions de nos 

concitoyens au premier tour 

et 20 pour être qualifié pour le 

deuxième ?

mardi 22 novembre 2016

Maltraitance étatique a l'enfance



LES ENFANTS PLACES

ET DÉPLACES FRANÇAIS

LES ENFANTS VOLES 

ANGLAIS



À l'occasion de la Journée mondiale de la protection de l'enfance.
 
un jeune homme de 24 ans, déplacé de foyer en foyer
depuis l'âge de 5 ans.

Il témoigne des drames qui ont émaillé ses jeunes années.


«404/440».



Il s'agit du numéro de dossier administratif d'Adrien Durousset.
Un matricule qu'il traînera tout au long de son enfance de foyers en foyers, de déracinements en désillusions.
Aujourd'hui âgé de 24 ans, Adrien Durousset est parvenu à se reconstruire.
Il est en BTS de comptabilité, et vit à Saint-Fons, près de Lyon.
C'est en 2010 qu'il entreprend l'écriture d'un livre sur son parcours, avec l'aide d'un écrivain public.
Une enfance chaotique marquée par les drames.
Cet ouvrage est désormais publié. Il s'appelle Placé, déplacé (Éditions Michalon) et retrace la vie de cet «ancien de la Ddass» du Rhône.
«Avec ce livre, je voulais reprendre ma dignité, argue-t-il.
Je voulais enfin être quelqu'un et pas qu'un numéro de dossier parmi des milliers d'autres».



Adrien Durousset voit le jour le 8 juillet 1992 à Lyon.
Ses parents le reconnaissent à la naissance, lui donnent un nom, mais la vie du jeune garçon prend vite un tour dramatique.
Sa mère, qui mettra au monde deux autres enfants, est déjà connue des services sociaux pour difficultés parentales.
Sarah, sa sœur aînée, est rapidement placée et adoptée.
Mais le calvaire d'Adrien et de son demi-frère, David, ne fait que commencer.
Face à une mère négligente, incapable d'élever ses enfants, et un beau-père violent et alcoolique, le jeune Adrien et son demi-frère quittent le domicile familial de Villeurbanne sur ordre du tribunal pour rejoindre un Institut départemental de l'enfance et de la famille (Idef), «un lieu de vie spécialisé».
Il n'est âgé que de 5 ans, mais se rend déjà compte des carences parentales de ses parents. «Ma mère ne savait pas nous donner à manger, et ne préparait pas de biberons.
Je savais que des choses anormales se passaient», explique-t-il sans rancœur.

Un premier déracinement à 5 ans

Ce déracinement est le premier d'une longue série d'abandons.
Le petit Adrien et David, son demi-frère, resteront trois mois dans ce «lieu de vie» provisoire avant de rejoindre une famille d'accueil située au Bois-d'Ouin, dans le Beaujolais, le 10 octobre 1997.
«Dans cette nouvelle famille, on ne sentait pas d'amour ou d'affection.
Ils nous ont élevés en faisant le strict minimum», témoigne-t-il.
Il y restera un an avant d'être de nouveau «déplacé».
Après un nouveau passage d'une année à l'Idef, le garçon, alors âgé de 7 ans, est placé dans une nouvelle famille, toujours en compagnie de son petit frère, en décembre 1999.
«C'est un nouveau choc.
On ne comprend pas ce qu'il se passe. On nous déplace juste de famille en famille, sans penser à l'intérêt de l'enfant, à sa stabilité», argue-t-il.
Car ce nouveau séjour s'annonce bien différent du premier.
La femme qui s'occupe désormais d'eux, une ancienne assistante maternelle, est musulmane pratiquante, au point que la religion va prendre de plus en plus de place dans la vie du jeune homme.
«Le temps d'adaptation se passe relativement bien.
Mais quelque temps après, le couple divorce nous laissant seuls avec cette femme.
Une lente descente vers l'islam radical s'ensuit.
Elle s'est mise à mettre le voile, à lire des ouvrages salafistes», confie Adrien Durousset.
Rapidement dépassée, elle s'en prend aux deux garçons: maltraitances physiques, humiliations...
Un comportement dénoncé dès 2013 par Adrien à l'éducatrice de l'Aide sociale à l'enfance (ASE), sans aucune conséquence sur son quotidien.
«Elle ne m'a pas cru, elle s'entendait bien avec cette femme», s'étrangle-t-il.

La mort comme seul échappatoire

En 2006, de plus en plus radicalisée, cette mère entreprend un pèlerinage à La Mecque, en Arabie saoudite.
À la même période, elle accueillera d'autres enfants chez elle, en plus d'Adrien Durousset et son demi-frère qui dormiront désormais «dans le salon, ou dans le couloir».
Une jeune fille handicapée qui les a rejoints sera particulièrement victime des coups et des humiliations de cette femme.
Par la suite, elle achètera une maison en Tunisie en s'endettant auprès de connaissances, car sa vision de l'islam lui interdisait de demander un prêt à la banque.
«En manque d'argent, elle a donc arrêté d'acheter de la nourriture», témoigne encore le jeune homme.
Là encore, l'éducatrice ne réagit pas.
La situation est telle qu'Adrien Durousset, alors âgé de 15 ans, fait une tentative de suicide en 2008.
Déterminé à sortir de cet univers chaotique, il quitte ce foyer après une hospitalisation d'un mois.
Il y sera resté neuf ans. Son demi-frère, qui n'a pas souhaité partir, s'est depuis «radicalisé de façon inquiétante», selon Adrien Durousset.
S'ensuit une année et demie d'errance et de reconstruction pour le jeune homme, toujours mineur, voyageant de foyers d'urgence et foyers d'urgence.
«On nous met où il y a de la place, comme du bétail», commente-t-il.
Il arrête sa scolarité à ce moment-là, il est en seconde.
En 2009, il rejoint finalement un foyer de jeunes travailleurs.
«Pour moi c'était une libération parce que j'étais enfin dans un milieu ordinaire», explique-t-il.
Adrien Durousset reprend alors son cursus scolaire.
Il semble enfin relever la tête.
Mais la durée dans un tel foyer ne doit excéder deux ans.
Il est donc transféré dans un autre établissement et vit un nouveau drame: une personne est assassinée dans le foyer.
«J'ai été traumatisé. Ça m'a complètement détruit, explique-t-il.
Il y a de tout dans ces établissements: des étudiants, des anciens prisonniers, des mineurs placés... On y apprend la violence, sous toutes ses formes, la haine de l'autre».

«À la majorité, on est seuls»

Adrien Durousset, qui dit représenter «une jeunesse oubliée», obtient finalement son baccalauréat professionnel et quitte définitivement le système d'aide à l'enfance en 2013.
Durant deux ans, il vit de petits boulots, mais peine à avoir une vie décente.
«À la majorité, on est laissés à nous-mêmes. 40% des mineurs placés dans des foyers de jeunes travailleurs finissent à la rue.
C'est un fait», regrette-t-il.
Mais, à force de courage et d'abnégation, il reprendra les études en entrant dans un BTS de comptabilité en 2015.
«Après toutes ces épreuves je m'en suis sorti. Je me suis reconstruit grâce à des personnes bienveillantes qui m'ont aidé.
On ne peut pas s'en sortir tout seul».
Désormais engagé en politique avecl'UDI, Adrien Durousset cherche à faire entendre sa voix pour améliorer le système de l'intérieur.
Selon lui, «le terme de “protection de l'enfance” est problématique car on ne protège pas les enfants.
On ne trouve pas de solutions pérennes pour eux.
On les déplace de foyers en foyers sans vérifier s'ils vivent dans des conditions décentes».
Son combat est donc tout trouvé: «faire que les enfants placés ne soient pas que des numéros de dossiers pour l'administration française».
Pour ce faire, il prône «un renforcement des contrôles dans les familles d'accueil et les foyers, ainsi que la mise en place d'un fonds de garantie pour les jeunes majeurs qui leur permettrait de ne pas rentrer dans la vie active en partant de zéro».



«Ces jeunes délaissés doivent se prendre en main, c'est certain.
Mais leur vie est semée de drames.
On doit donc leur tendre la main, et ne pas les rejeter», témoigne le jeune homme.
Désormais, il souhaite aller de l'avant, et avoir la joie de fonder une famille.
Une chose qu'il n'a pas connue dans son enfance.
Toujours avec le sourire, ce jeune homme ne se souhaite qu'une chose pour l'avenir: «du bonheur».
Cette description n'est pas la première et espérons la dernière, cette situation est indigne de la FRANCE comme beaucoup d'autres depuis trop longtemps, mais n'atteint pas celle qui est pratiquée en Grande Bretagne … qui pourchasse ses bébés jusqu'en France ou se réfugient les parents à qui on a promis de leur voler leur enfant, pour une suspicion de maltraitance possible !!!

jeudi 10 novembre 2016

Le pouvoir de sanction




Surréalisme St Sulpicien



Notre police municipale verbalisait 

ce matin Av Pasteur 

des autos en infraction, alors que 

de nombreux poids lourds de +

de 3t5 circulaient devant eux !



Une classe de primaire contemplait notre 

monument aux morts, accompagnée 

par son professeur !


Certains auront-ils un jour 

leurs noms gravés dessus ?

dimanche 6 novembre 2016

mardi 1 novembre 2016

PUTIN DE LANGUE FRANCAISE!!!


 

 

«La langue française est discriminante»

 
La «tyrannie du bon usage» a créé une 
frustration et une peur de l'erreur regrettables 
selon Julien Barret.

Celui ci explique pourquoi le français devrait 
nous «servir» plutôt que nous «asservir».
La langue française, cet idiome que l'on adore 
détester. 
 
Pas un jour ne passe sans que nous la 
pratiquions, sans que nous l'écrivions et... que 
nous lui fassions faire des fautes. 
 
Mais à l'impossible, nul n'est tenu! 
 
Et quand il est question de participe passé ou 
de subjonctif, le français peut en effet devenir 
notre pire ennemi.


Un ennemi qui nous veut pourtant du bien.

Julien Barret Selon lui, la langue française devrait «nous aider à nous exprimer», pas à refréner nos pensées ou «à retenir qu'il y a un «ph» à philosophie».
Il revient sur les critiques et clichés véhiculés autour de la langue française.
Une langue de plus en plus cloisonnée selon notre milieu social...



Je ne sais pas s'il y a une urgence, mais il y a une nécessité à comprendre ce qu'est le français.
La langue française concerne tous les locuteurs francophones.
Le point de vue, à la louche de 90% des gens et en particulier des plus jeunes consiste à dire que la langue ne doit pas évoluer.
Selon eux, les évolutions de l'orthographe créeraient un nivellement par le bas.
C'est une idée qui revient très souvent chez les gens sous différentes formes: «On ne va pas faire de nos enfants des analphabètes», «si j'ai appris ces difficultés-là, je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas les connaître», etc.
Mais en arrière-plan, il y a une méconnaissance des origines de l'histoire de la langue française.
Si on suivait le raisonnement, la langue serait figée et on parlerait latin ou en ancien français. Or, aujourd'hui on ne lit pas les classiques dans la langue des classiques.
Sommes-nous arrivés à un instant «t» de l'histoire de la langue?
Sommes-nous au début ou à la fin de son histoire?
C'est difficile à dire.
Même impossible.
Cette question rejoint celle qui nous interroge sur l'état actuel du français.
«Est-elle une langue morte?»
Pour répondre à cette dernière, je peux vous assurer que ce n'est pas le cas.
Le français n'est pas menacé en réalité.
Une langue est menacée quand la syntaxe est menacée.
Le vocabulaire qui change aujourd'hui ne constitue pas la structure de la langue.



Oui, on se confisque nous-même la langue.
Il y a une sorte d'inconscient linguistique une idée théorisée par C DUNNETON dans son pamphlet Parlez croquant qui élèverait le français comme une langue bourgeoise, donc intouchable.
Parce que les gens ont intériorisé cela, nombre d'entre eux refusent aujourd'hui que l'on touche à la langue.
«Ce n'est pas grave si on est mauvais en orthographe.
La langue doit nous servir à exprimer notre pensée, pas à savoir qu'il y a un «ph» à philosophie»
Mais pourquoi accepterions-nous des règles qui nous dépassent, si nous n'en maîtrisons ni les règles ni les fondements?
Car on a peur d'écrire spontanément.
Vous savez, inconsciemment on se mesure à tous les gens qui écrivent.
Nous avons peur de faire des fautes.
On voudrait écrire comme écrivent les écrivains classiques, mais ce n'est pas le cas et donc on se refrène et on se bloque.
Cette peur commence selon moi dès l'école et se retrouve ensuite à tous les étages de la société. Il y a une tyrannie du bon usage.
Nous sommes toujours en train de nous corriger les uns les autres.
Si j'ai choisi d'appeler mon livre s'appelle Tu parles bien la France, ce n'est pas sans faire écho à cette expression qui consiste à se moquer de l'autre en faisant soi-même une faute.
Alors que nous en faisons tous!
En réalité, je pense qu'il y a une honte et une intériorisation de la faute en France.
Les fautes sont-elles dangereuses pour la langue française?
Non c'est une bonne chose.
La langue est faite de transformations.
On pense qu'il y a un usage, alors qu'il y a plusieurs façons de parler.
Aujourd'hui, d'ailleurs, on dit «une pipe en écume de mer» parce que c'est une déformation populaire phonétique d'«une pipe de Kummer».
Les différents usages doivent être admis.
Il y a plusieurs français, mais comme il y en a toujours eu!
Le règne de la dictée est donc selon moi un problème.
Parce que le fait de faire des dictées ne nous incite pas à réfléchir sur le sens de la langue.

Et puis peu de gens osent dire: «je ne sais pas». 
Selon moi, il y a un vrai problème social derrière...
Ce n'est donc pas grave si l'on est mauvais en orthographe?
Je ne pense pas que ce soit grave.
Ça ne devrait pas l'être en tous les cas.
Tout le monde fait des fautes. Personne n'est capable de parler parfaitement le français.
On est toujours l'idiot d'un autre qui voudra nous corriger. En réalité, il vaut mieux réfléchir à la syntaxe ou au subjonctif.
La langue doit nous servir à exprimer notre pensée et non pas à savoir qu'il y a un «ph» à «philosophie».
«Les bobos, les bourgeois, les classes populaires sont dans leurs coins.
Et cette séparation se répercute sur la langue»
Pensez-vous que la langue française soit discriminante?

Oui.


Et elle est plus discriminante à l'oral pour les gens qui font des fautes de français, notamment quand ils remplacent du subjonctif par de l'indicatif.
En France, il y a un vrai regard social.
Derrière ses valeurs de nation fraternelle, elle est nivelée et séparée entre différentes couches sociales qui ne s'interpénètrent pas.
Les bobos, les bourgeois, les classes populaires sont dans leurs coins.
Et cette séparation se répercute sur la langue.
Vous écrivez d'ailleurs tout un chapitre sur la langue parisienne.
À quoi se reconnaît-elle?
C'est un accent déjà.
À chaque fois que je sors on me demande: «T'es Parisien-hum?». Comme si le fait d'être parisien était une monarchie de droit divin qui se transmettait par le sang.
Il y a un sentiment d'infériorité-supériorité, entre le reste de la France et la capitale.
Mais ça, c'est une conception du nouveau converti parisien.
En réalité, le langage du parisien bobo snob, c'est le langage du hipster d'aujourd'hui.
Comprenez-vous la vision de beaucoup de Français qui critiquent l'arrivée de nouveaux mots issus de l'étranger?
Beaucoup de gens critiquent l'invasion des sabirs américains et des banlieues.



Moi, je trouve ça ridicule.
Une langue évolue et se nourrit d'apports.
Le français a intégré 8000 mots d'italien à la Renaissance.
Est-ce que c'est scandaleux, si l'on se replace à l'époque, que l'on ait emprunté autant de termes étrangers?
Est-ce que c'est scandaleux sous Guillaume le Conquérant que l'on ait donné 40% de notre vocabulaire aux Anglais qui nous l'ont rendu sous une autre forme?
La réponse est non. C'est le processus normal de la vie d'une langue.
    Julien BARRET