mardi 22 novembre 2016

Maltraitance étatique a l'enfance



LES ENFANTS PLACES

ET DÉPLACES FRANÇAIS

LES ENFANTS VOLES 

ANGLAIS



À l'occasion de la Journée mondiale de la protection de l'enfance.
 
un jeune homme de 24 ans, déplacé de foyer en foyer
depuis l'âge de 5 ans.

Il témoigne des drames qui ont émaillé ses jeunes années.


«404/440».



Il s'agit du numéro de dossier administratif d'Adrien Durousset.
Un matricule qu'il traînera tout au long de son enfance de foyers en foyers, de déracinements en désillusions.
Aujourd'hui âgé de 24 ans, Adrien Durousset est parvenu à se reconstruire.
Il est en BTS de comptabilité, et vit à Saint-Fons, près de Lyon.
C'est en 2010 qu'il entreprend l'écriture d'un livre sur son parcours, avec l'aide d'un écrivain public.
Une enfance chaotique marquée par les drames.
Cet ouvrage est désormais publié. Il s'appelle Placé, déplacé (Éditions Michalon) et retrace la vie de cet «ancien de la Ddass» du Rhône.
«Avec ce livre, je voulais reprendre ma dignité, argue-t-il.
Je voulais enfin être quelqu'un et pas qu'un numéro de dossier parmi des milliers d'autres».



Adrien Durousset voit le jour le 8 juillet 1992 à Lyon.
Ses parents le reconnaissent à la naissance, lui donnent un nom, mais la vie du jeune garçon prend vite un tour dramatique.
Sa mère, qui mettra au monde deux autres enfants, est déjà connue des services sociaux pour difficultés parentales.
Sarah, sa sœur aînée, est rapidement placée et adoptée.
Mais le calvaire d'Adrien et de son demi-frère, David, ne fait que commencer.
Face à une mère négligente, incapable d'élever ses enfants, et un beau-père violent et alcoolique, le jeune Adrien et son demi-frère quittent le domicile familial de Villeurbanne sur ordre du tribunal pour rejoindre un Institut départemental de l'enfance et de la famille (Idef), «un lieu de vie spécialisé».
Il n'est âgé que de 5 ans, mais se rend déjà compte des carences parentales de ses parents. «Ma mère ne savait pas nous donner à manger, et ne préparait pas de biberons.
Je savais que des choses anormales se passaient», explique-t-il sans rancœur.

Un premier déracinement à 5 ans

Ce déracinement est le premier d'une longue série d'abandons.
Le petit Adrien et David, son demi-frère, resteront trois mois dans ce «lieu de vie» provisoire avant de rejoindre une famille d'accueil située au Bois-d'Ouin, dans le Beaujolais, le 10 octobre 1997.
«Dans cette nouvelle famille, on ne sentait pas d'amour ou d'affection.
Ils nous ont élevés en faisant le strict minimum», témoigne-t-il.
Il y restera un an avant d'être de nouveau «déplacé».
Après un nouveau passage d'une année à l'Idef, le garçon, alors âgé de 7 ans, est placé dans une nouvelle famille, toujours en compagnie de son petit frère, en décembre 1999.
«C'est un nouveau choc.
On ne comprend pas ce qu'il se passe. On nous déplace juste de famille en famille, sans penser à l'intérêt de l'enfant, à sa stabilité», argue-t-il.
Car ce nouveau séjour s'annonce bien différent du premier.
La femme qui s'occupe désormais d'eux, une ancienne assistante maternelle, est musulmane pratiquante, au point que la religion va prendre de plus en plus de place dans la vie du jeune homme.
«Le temps d'adaptation se passe relativement bien.
Mais quelque temps après, le couple divorce nous laissant seuls avec cette femme.
Une lente descente vers l'islam radical s'ensuit.
Elle s'est mise à mettre le voile, à lire des ouvrages salafistes», confie Adrien Durousset.
Rapidement dépassée, elle s'en prend aux deux garçons: maltraitances physiques, humiliations...
Un comportement dénoncé dès 2013 par Adrien à l'éducatrice de l'Aide sociale à l'enfance (ASE), sans aucune conséquence sur son quotidien.
«Elle ne m'a pas cru, elle s'entendait bien avec cette femme», s'étrangle-t-il.

La mort comme seul échappatoire

En 2006, de plus en plus radicalisée, cette mère entreprend un pèlerinage à La Mecque, en Arabie saoudite.
À la même période, elle accueillera d'autres enfants chez elle, en plus d'Adrien Durousset et son demi-frère qui dormiront désormais «dans le salon, ou dans le couloir».
Une jeune fille handicapée qui les a rejoints sera particulièrement victime des coups et des humiliations de cette femme.
Par la suite, elle achètera une maison en Tunisie en s'endettant auprès de connaissances, car sa vision de l'islam lui interdisait de demander un prêt à la banque.
«En manque d'argent, elle a donc arrêté d'acheter de la nourriture», témoigne encore le jeune homme.
Là encore, l'éducatrice ne réagit pas.
La situation est telle qu'Adrien Durousset, alors âgé de 15 ans, fait une tentative de suicide en 2008.
Déterminé à sortir de cet univers chaotique, il quitte ce foyer après une hospitalisation d'un mois.
Il y sera resté neuf ans. Son demi-frère, qui n'a pas souhaité partir, s'est depuis «radicalisé de façon inquiétante», selon Adrien Durousset.
S'ensuit une année et demie d'errance et de reconstruction pour le jeune homme, toujours mineur, voyageant de foyers d'urgence et foyers d'urgence.
«On nous met où il y a de la place, comme du bétail», commente-t-il.
Il arrête sa scolarité à ce moment-là, il est en seconde.
En 2009, il rejoint finalement un foyer de jeunes travailleurs.
«Pour moi c'était une libération parce que j'étais enfin dans un milieu ordinaire», explique-t-il.
Adrien Durousset reprend alors son cursus scolaire.
Il semble enfin relever la tête.
Mais la durée dans un tel foyer ne doit excéder deux ans.
Il est donc transféré dans un autre établissement et vit un nouveau drame: une personne est assassinée dans le foyer.
«J'ai été traumatisé. Ça m'a complètement détruit, explique-t-il.
Il y a de tout dans ces établissements: des étudiants, des anciens prisonniers, des mineurs placés... On y apprend la violence, sous toutes ses formes, la haine de l'autre».

«À la majorité, on est seuls»

Adrien Durousset, qui dit représenter «une jeunesse oubliée», obtient finalement son baccalauréat professionnel et quitte définitivement le système d'aide à l'enfance en 2013.
Durant deux ans, il vit de petits boulots, mais peine à avoir une vie décente.
«À la majorité, on est laissés à nous-mêmes. 40% des mineurs placés dans des foyers de jeunes travailleurs finissent à la rue.
C'est un fait», regrette-t-il.
Mais, à force de courage et d'abnégation, il reprendra les études en entrant dans un BTS de comptabilité en 2015.
«Après toutes ces épreuves je m'en suis sorti. Je me suis reconstruit grâce à des personnes bienveillantes qui m'ont aidé.
On ne peut pas s'en sortir tout seul».
Désormais engagé en politique avecl'UDI, Adrien Durousset cherche à faire entendre sa voix pour améliorer le système de l'intérieur.
Selon lui, «le terme de “protection de l'enfance” est problématique car on ne protège pas les enfants.
On ne trouve pas de solutions pérennes pour eux.
On les déplace de foyers en foyers sans vérifier s'ils vivent dans des conditions décentes».
Son combat est donc tout trouvé: «faire que les enfants placés ne soient pas que des numéros de dossiers pour l'administration française».
Pour ce faire, il prône «un renforcement des contrôles dans les familles d'accueil et les foyers, ainsi que la mise en place d'un fonds de garantie pour les jeunes majeurs qui leur permettrait de ne pas rentrer dans la vie active en partant de zéro».



«Ces jeunes délaissés doivent se prendre en main, c'est certain.
Mais leur vie est semée de drames.
On doit donc leur tendre la main, et ne pas les rejeter», témoigne le jeune homme.
Désormais, il souhaite aller de l'avant, et avoir la joie de fonder une famille.
Une chose qu'il n'a pas connue dans son enfance.
Toujours avec le sourire, ce jeune homme ne se souhaite qu'une chose pour l'avenir: «du bonheur».
Cette description n'est pas la première et espérons la dernière, cette situation est indigne de la FRANCE comme beaucoup d'autres depuis trop longtemps, mais n'atteint pas celle qui est pratiquée en Grande Bretagne … qui pourchasse ses bébés jusqu'en France ou se réfugient les parents à qui on a promis de leur voler leur enfant, pour une suspicion de maltraitance possible !!!

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