lundi 19 décembre 2016

C'est un constat bien gardé de Pôle emploi !!!




une entreprise sur trois

coupable de discriminations 

anti-«Maghrébins»

 

Les entreprises testées par le ministère du 

Travail, sont sous menace de la publication de 

leurs noms si elles ne rompent pas avec cette 

pratique illégale.



Une tendance de fond


Le ministère du Travail, qui présente ce lundi les résultats de son enquête «Discrimination à l’embauche selon l’origine», n’y va pas par quatre chemins.
Mené au printemps en partenariat avec le cabinet ISM Corum, ce testing, qui a porté sur les recrutements de quarante de grandes entreprises, prouve que les inégalités à l’embauche ont la vie dure en France.


Pendant plusieurs semaines, deux candidatures identiques au niveau des compétences professionnelles et ne variant qu’en raison de l’origine évoquée par la consonance des noms et prénoms ont été envoyées aux entreprises testées.
Sur la première apparaissait, par exemple, l’identité «Malika Sayed», là où l’autre affichait «Aurélie Favre». Ou, côté homme, «Fayçal Brahimi» contre «Julien Thiebaut». Au total, 1 500 tests ont ainsi été réalisés, soit l’envoi de 3 000 candidatures pour des offres publiées en ligne (chaque société ayant été testée entre 30 et 40 fois).

Un écart en moyenne de 11 points

Résultats : les candidatures à consonance «maghrébine» sont largement défavorisées sur le marché de l’emploi.
A l’inverse, celles portant des prénoms et noms à consonance dite «hexagonale», c’est-à-dire «supposées sans ascendance migratoire», sont privilégiées.
Entre les deux, l’écart est en moyenne de 11 points, avec respectivement 36 % et 47 % de réponses favorables.
Une inégalité de traitement qui vaut pour les hommes comme pour les femmes, dans l’accès à des postes d’employés comme de managers.
Sur les quarante entreprises testées, douze présentent des écarts «significatifs» en défaveur des candidatures «maghrébines», soit un écart d’au moins 15 points.
Celles qui ont les pires pratiques atteignent même 35 points d’écart entre les différents profils.
Si ces résultats sont souvent accablants, ils perdurent depuis longtemps et les ANPE les dénonçaient regulièrement, sans cela n'est déclencher une «prise de conscience aux ministères.
Et réveiller notamment les entreprises qui, note-t-elle, ont «un rôle central à jouer pour l’inclusion sociale et économique».
Mais que faire pour accompagner cette nécessaire évolution ?
Les menacer d'être exclus des aides multiples et varies d'aides financières a l'embauche ?

Propositions d’actions correctives et judiciaires :

Pas question, pour le ministère, de se lancer dans une opération de «name and shame», soit le fait de dévoiler le nom des entreprises non vertueuses.
Le  ministère a choisi une autre approche, en deux étapes.
Pour l’heure, chaque direction des quarante entreprises ayant fait l’objet du testing a été reçue au ministère du Travail.
Celles pour lesquelles «un risque significatif de discrimination a pu être décelé» devront «présenter un plan d’actions conséquent pour corriger leurs pratiques».
Et si leurs «propositions d’actions correctives», qui devraient être examinées par un organisme compétent début 2017, sont jugées insuffisantes, le ministère l’assure : il «n’hésitera pas à [les] désigner publiquement». 
Myriam El Khomri elle-même promet d’être très «attentive» à ce sujet.
Et d’ajouter : «J’assumerai mes responsabilités.»
Quant aux entreprises ayant eu «des mauvais résultats en 2016» qui réussiront d’ici là le rattrapage, elles «pourront être testées à nouveau en 2017», précise le ministère.
D’après un texte A CAILHOL

1 commentaire:

  1. Combien d'entreprises de notre Canton sont coupables d'un tel délit?

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