samedi 10 décembre 2016

C'etait un meurtre


 

Le cafetier de Lavaur,

condamné à 10 ans de 

prison

Par la Cour Assise de 

Toulouse




Le buraliste Luc Fournié rejugé par 
la cour d'assises de Haute-Garonne 
depuis lundi pour avoir tué d'un 
coup de fusil de chasse Jonathan, 
17 ans, qui était venu cambrioler 
son bar-tabac à Lavaur (Tarn) dans 
la nuit du 14 décembre 2009.

En 2015, en première instance, il 
avait écopé de 7 ans de prison et 
avait été remis en liberté au bout 
d'un mois.


«C'est la chronique d'une mort annoncée, tous les indicateurs étaient au rouge pour que cette affaire se termine par un drame et c'est précisément ce qui est arrivé», avait quelques heures plus tôt fustigé l'avocat général Jean-Marc Chazottes.
Ce dernier avait néanmoins requis une sanction bien moins lourde que celle prononcée hier soir : «Cinq ans d'emprisonnement, en n'excluant pas l'octroi du sursis simple pour une partie, voire pour la totalité de la peine».
L'avocat général, qui n'a pas reconnu la légitime défense, comme cela avait été le cas en première instance, souhaitait une peine «proportionnée, juste, équitable et socialement utile», sans demander «un exemple au niveau de la peine parce que la justice ne doit pas se nourrir d'exemple».



Mais les jurés ne l'ont pas entendu 
ainsi.

Ils ont reconnu 

Luc Fournié coupable 

d'avoir délibérément

tué Jonathan Lavignasse,



C’était un lycéen pas encore majeur et sans histoire avant cette tentative de vol.
Ils ont jugé qu'il avait tout aussi volontairement tiré sur Hugo Bernardon, son comparse dans ce cambriolage.
Enfin, le jury populaire a refusé de reconnaître que le cafetier avait agi en situation de légitime défense.
À l'énoncé du verdict, les épaules de l'accusé se sont affaissées, il est resté muet, sans autre réaction, comme abasourdi par la peine infligée.
Sur le banc des parties civiles, Estelle Lavignasse, la mère de Jonathan et Elsa sa sœur, se sont longuement étreintes, en silence. Puis elles sont parties entourées de leurs proches, sans faire de commentaire.
Juste avant la clôture des débats, il s'était adressé en pleurs, à Estelle Lavignasse : «Madame, depuis le 14 décembre 2009, il n'y a pas un seul jour sans que je pense à votre souffrance. Je n'ai jamais voulu tuer votre fils. Pardon, madame, pardon».
Quant à Luc Fournier, qui comparaissait libre, il est reparti hier soir sous escorte policière pour être conduit en maison d'arrêt.
Richard Bornia

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