mercredi 28 décembre 2016

ETRE QUI?


 

Le grand mythe

de notre 

cohésion

nationale Française


LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ

AUX ORTIES



«J’ai intégré un groupe de grande distribution dans les années 2000.
J’étais heureuse et motivée comme jamais d’en finir enfin avec les petits boulots. Je tenais à ce travail, je le voulais tellement que je pouvais travailler quinze jours sans arrêt pour décrocher un CDI.
Cela a pris deux ans : j’ai profité de l’ouverture d’un nouveau magasin pour obtenir mon embauche. Au début, tout se passait bien, je faisais partie des premiers employés du site, mais j’ai fini par craquer.
C’était devenu un enfer quotidien.
Chaque matin, on m’expliquait que ce que j’avais fait la veille était inutile et improductif.
Les supérieurs et les collègues m’ont rapidement poussée sur la touche et me rappelaient à longueur de journée que j’étais devenue trop vieille, que je ne faisais plus l’affaire, que mon travail n’était plus suffisant.
J’ai souffert du manque de considération, de l’absence d’écoute et du travail excessif.
J’en ai parlé, jusqu’au directeur. Sans suite.
«Le pire dans tout ça, c’est que les employés se bouffent entre eux. La "grande famille » dans laquelle tout le monde se tutoie, c’est totalement faux.
Il aucunes solidarités, les nouveaux tentent d’écraser ceux qui sont déjà là : les employés en CDD essayent de pousser ceux en CDI à la faute pour leur piquer la place.
Et personne n’ose en parler, de peur d’être licencié.
J’ai commencé à me mettre en retrait.
Je ne trouvais plus ma place, mais j’ai continué de travailler pour ne pas tout perdre.
Je rentrais chez moi le soir en pleurs, la boule au ventre.
J’ai ouvert les yeux il y a deux ans, au retour des vacances.
J’ai été prise de crises d’angoisse au moment d’arriver devant le supermarché. C’était trop. Je suis en arrêt maladie depuis.
«Personne dans mon équipe n’a jamais dénier prendre de mes nouvelles.
D'apres un texte R GOURMENT

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