mercredi 12 avril 2017

Une porosité du FN avec la Police ?



Des documents policiers 

confidentiels

saisis au siège du FN



Le parquet de Nanterre a ouvert 
une enquête après l'étrange 
découverte faite par des 
enquêteurs 
lors d'une perquisition en février.

L’enquête fait suite à la découverte, au siège 
du Front national, de documents n’ayant a 
priori rien à y faire :  une fiche issue du 
Fichier des personnes recherchées (FPR) 
ainsi que la copie d’un courriel adressé au 
trésorier  Wallerand de Saint-Just, faisant le 
compte rendu d’une réunion de direction de 
la Préfecture de police de Paris, le 14 
novembre 2015, au lendemain des attentats 
terroristes de Paris et Saint-Denis.
L’auteur de ce message serait un CRS, Didier 
Chabaillé, ancien membre du Front national.

L’un et l’autre documents ont été trouvés dans 
le bureau du directeur de cabinet de Marine 
Le Pen, Nicolas Lesage, à l’occasion d’une 
perquisition menée par l’Office anticorruption 
de la police judiciaire (OCLCIFF) le 20 février 
dernier, dans le cadre de l’affaire des 
assistants européens du FN. 

Fuites et plaintes

L’affaire est embarrassante pour le Front national, qui dénonce régulièrement les fuites dans la presse d’informations relatives aux affaires judiciaires le concernant.
Allant jusqu’à évoquer une possible rémunération des magistrats par les journalistes en échange de ces éléments.
En réponse à ces accusations, le ministre de l’Intérieur Matthias Fekl a déposé mardi une plainte pour «diffamation» contre le vice-président frontiste Florian Philippot, qui avait dénoncé un «système de corruption» à l’origine de ces fuites. 
En 2011, Florian Philippot  alors toujours rattaché au ministère des Finances, et collaborateur sous pseudonyme de Marine Le Pen  avait lui-même reconnu transmettre des «documents confidentiels» au Front national : «Ça m’est arrivé parfois, notamment pour des rapports confidentiels de l’Inspection générale des finances que je récupère sur le serveur interne.
Mais je ne les imprime pas sur place… Ça laisse des traces. Alors j’en fais une copie sur une clé USB. Et hop, direction le siège du FN». 
Des pratiques que l’intéressé a confirmées une fois sorti de l’ombre, tout en assurant cette fois qu’il ne s’agissait pas de documents confidentiels. 

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