mercredi 31 mai 2017

La puberté précoce


 

La puberté précoce varie géographiquement

avec, pour les filles, notre région

où elle est 12 fois plus fréquente.

Viticulture et arboriculture pourraient être en cause.

Le rôle de l'exposition à ces perturbateurs endocriniens est considéré comme scientifiquement "plausible".



C'est la première estimation en France sur la fréquence de la maladie de la Puberté précoce.
Ces données nationales, présentées dans le cadre des Rencontres Santé publique France organisées à Paris jusqu'à jeudi, portent sur la période de 2011 à 2013. 
Les chiffres permettent de dénombrer 1173 nouveaux cas par an chez les filles et dix fois moins chez les garçons.
Les signes de cette maladie rare, qui stoppe prématurément la croissance, sont notamment les seins qui poussent chez les filles, les testicules qui augmentent de volume chez les garçons et l'apparition de pilosité pubienne.
Les premiers signes surviennent avant 8 ans chez les filles et avant 9 ans chez les garçons. 

Les perturbateurs endocriniens soupçonnés

Les pertubateurs endrociniens (pesticides, phtalates, bisphenol A...) sont soupçonnés d'être impliqués dans ces pubertés précoces, souligne Joëlle Moal, médecin épidémiologiste qui a dirigé ce travail avec des spécialistes de l'hôpital Robert Debré.
D'autres hypothèses sont discutées, comme par exemple le rôle des rayons UV ou le surpoids. 

Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes en première ligne

Pour la première fois, une étude montre aussi les différences régionales. "Pour les filles, nous avons identifié deux régions à forte incidence: Occitanie autour de Toulouse et Rhone-Alpes autour de Lyon", explique-t-elle.
Ce qui oriente vers des "mécanismes communs".
Parmi les moins touchées, situées dans la moitié nord, figurent Lille et le Pas-de-Calais. Schématiquement pour les garçons, c'est à peu près pareil, précise la chercheuse. 
Pour approfondir la question, les chercheurs prévoient d'étudier certains types de cultures -viticulture et arboriculture- auxquelles auraient pu être exposées les familles.
Les éventuelles expositions industrielles sont également à prendre en compte.
L'étude n'a pas permis à ce stade de savoir si cette pathologie rare était en augmentation. 

1 commentaire:

  1. http://www.lepoint.fr/societe/alerte-aux-pubertes-precoces-09-08-2012-1495884_23.php

    RépondreSupprimer