mercredi 26 juillet 2017

L'Éducation est la clé de la réussite individuelle




«Vous trouvez que l'éducation coûte cher? Essayez l'ignorance.»,
d'Abraham Lincoln:

L'immense nocivité des écrans, des sons et des addictions des parents sur le développement des bébés et jeunes enfants !!!

Les parents et enseignants sont 
confrontés à un nouveau défi de 
santé publique : l'utilisation 
massive et déréglée des écrans, des 
sons et des addictions de toutes 
sortes des parents , qui représente 
un grave danger pour les 
nourrissons et jeunes enfants.


Éducation est la clé de la réussite individuelle, mais aussi de celle d'un pays tout entier.
La démocratie, et particulièrement le modèle français repose sur un principe, celui d'une éducation qui permette à chacun, quelle que soit sa place dans la société, de ne dépendre de personne pour former son jugement et, partant, d'être un citoyen libre.
Tout ce qui vient remettre en cause l'éducation remet donc en cause les fondements même de notre modèle démocratique.
La France, où les enfants de moins de 6 ans représentent 7% de la population, soit près de 5 millions d'enfants, est confrontée aujourd'hui à un défi majeur en termes d'éducation, donc de citoyenneté.
La capacité des responsables politiques à s'en saisir de manière urgente et à y répondre de manière efficace sera déterminante pour les décennies à venir.
Ce défi, c'est notre capacité collective à réguler : La consommation d'alcool, de tabac et de drogue, prénatale et l'utilisation des écrans et de son amplifié par les très jeunes enfants, notamment les moins de 3 ans, en nous appuyant sur l'école des parents et une protection à l'enfance préventive pour y parvenir.
Depuis plusieurs années maintenant, les indicateurs passent au rouge les uns après les autres.
L'augmentation du nombre d'enfants présentant, très jeunes, des troubles du comportement et/ou de la communication, augmentation très forte du nombre d'enfants présentant, corrélativement, des difficultés de concentration et d'apprentissage.
Le phénomène est aussi visible dans les crèches que dans les écoles et lors des activités périscolaires.
Le nombre de demandes pour inscrire les enfants en difficulté dans les dispositifs de soutien associant les familles, type PRE (Programme de Réussite Éducative), n'augmente pas: il explose.
Une génération d'enfants tout entière est en train d'être sacrifiée, laminée par une utilisation massive et anarchique des écrans de toutes sortes, et sons amplifiés et une génération de parents, est désemparée devant ce phénomène, encore trop peu décrit et pour lequel les réponses, pourtant simples, manquent.
En effet, si les écrans et les sons ont des effets nocifs importants sur le développement cérébral, leurs effets, pour les enfants n'ayant aucun problème particulier d'apprentissage par ailleurs, disparaissent dans des délais assez courts, de l'ordre de quelques semaines, dès lors que les écrans sont supprimés et que l'enfant peut reprendre le cours normal de son développement, en jouant, en parlant avec les autres enfants et avec les adultes et en découvrant le monde qui l'entoure.
Si la simplicité de la réponse paraît déconcertante, c'est pourtant le plus grand défi de notre pays, comme de tous les pays développés, pour les 10 ans qui viennent.
Un défi en termes de santé publique, car les coûts associés au développement de ces troubles du comportement, qui peuvent ressembler à l'autisme, sont considérables (AVS à l'école, allocation enfant handicapé, services dédiés...)
Un défi de société, car les enfants qui n'auront pas pu terminer leur développement cérébral, empêchés par les écrans, verront leur capacité à recevoir une éducation, et donc à devenir pleinement citoyens, remis en cause.
Des observations sur le terrain prouvent qu'à 4 ans déjà, un enfant issu d'une famille d'un milieu moins favorisé a entendu 30 millions de mots de moins qu'un enfant issu d'une famille d'un milieu favorisé, ce qui entraîne des écarts importants puis-qu’environ 500 mots parlés séparent déjà ces enfants dès l'âge de 3 ans.
Savoir exprimer ses émotions, ses besoins, c'est, dès le plus jeune âge s'inscrire dans la société comme futur citoyen, dans l'échange avec l'autre, prémisses à l'inclusion et à la réussite éducative et scolaire.
Cet écart est encore renforcé par la présence des écrans et de sons amplifies dans la famille.
Si la révolution numérique est un progrès pour les adultes que nous sommes, elle représente un danger pour nos enfants si nous ne l'accompagnons pas de mesures très fortes.
Un défi de civilisation, enfin, car si la révolution numérique, qui est largement entrée dans nos sociétés modernes, est un progrès pour les adultes que nous sommes, si elle simplifie et booste l'activité économique, elle représente un danger pour nos enfants si nous ne l'accompagnons pas de mesures très fortes.
La responsabilité politique est immense dans ce domaine.
C'est pourquoi il est indispensable que soient mis en œuvre, dès maintenant:
- Tout d'abord des études précises sur le taux de prévalence de ces troubles et leur augmentation exacte ces 10 dernières années, en s'appuyant sur l'expertise des médecins, des orthophonistes et des psychologues, notamment de PMI et réseau de médecins de ville, pour objectiver scientifiquement des constats partagés.
- Ensuite, la tenue, dès la rentrée, d'États Généraux des Familles, afin de mettre autour de la table l'ensemble des acteurs concernés, aujourd'hui éparpillés dans 4 ministères différents, et les parents, afin de déterminer les axes d'une politique familiale innovante, qui prenne en compte à la fois la réalité de la vie quotidienne des familles et ses évolutions, et les enjeux nouveaux, liés aux nouvelles technologies, évoqués dans ce texte.
- Enfin, un service public de soutien aux parents, en complément de l'école, qui permettra à l'Éducation Nationale de retrouver son rôle premier, celui de transmettre des savoirs, sans être saturée comme c'est aujourd'hui le cas, par les problèmes éducatifs et de comportement.
Pour cela, il faudra s'autoriser des expérimentations, notamment en accompagnant les parents au quotidien dans le rapport aux écrans et sons amplifie en encadrant précisément leur usage dans les lieux dédiés à l'accueil des jeunes enfants et à l'éducation.
D'après une étude de :
Nathalie Vicarini, fondatrice-présidente de «Ensemble pour l'Éducation de la Petite Enfance», association d'Intérêt Général.
Caroline Fel, maire-adjointe à Angers en charge de l'enfance et de la famille.
Anne-Lise Ducanda, médecin de PMI dans l'Essonne, membre du collectif AS2E (Alerte Surexposition Enfants Ecrans).
Madeline da Silva, maire-adjointe aux Lilas en charge de la petite enfance.

1 commentaire:

  1. Nous sommes aussi le pays qui compte deux infanticides par jours

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