vendredi 11 août 2017

Baisser le son!!!


La musique va devoir la mettre en sourdine



D'ici un an, tous les lieux qui 
diffusent de la musique vont devoir 
se conformer à une nouvelle règle 
pour contrôler le volume du son.

Destiné à protéger l'audition du 
public, un décret vient d'être publié, 
mais il risque d'être difficile à 
appliquer.

Discothèques, salles de concert et festivals vont devoir baisser un peu les décibels pour «protéger l'audition du public».
C'est le sens que vient de donner le gouvernement à un nouveau décret destiné à encadrer la façon de diffuser de la musique dans les lieux accueillant du public.
Son moins fort, mais aussi bouchons d'oreilles gratuits, zones de «repos auditif» à installer au sein des salles… le décret vient de lister les futures obligations des professionnels de la nuit.

Elles seront applicables dans un an.
Face à cette nouvelle réglementation, ces derniers préviennent toutefois qu'ils sont confrontés à un «gros défi» qui sera parfois difficile à appliquer. Mais pas à contrôler !
Cet ensemble de mesures découle d'un article de la loi Santé de janvier 2016, qui stipule que les activités «impliquant la diffusion de sons à un niveau sonore élevé» doivent être exercées «de façon à protéger l'audition du public et la santé des riverains».
Parmi les nouvelles dispositions, la mesure phare reste le niveau maximum du son dans les lieux concernés.
Il ne pourra plus dépasser 102 décibels ce qui revient à diviser le volume par deux.
Si cela ne devrait pas poser de difficulté dans les discothèques, où «il suffit de baisser le potentiomètre», c'est «beaucoup plus complexe» pour les concerts, note Angélique Duchemin, coordinatrice nationale d'Agi-son, structure créée par les acteurs du spectacle vivant pour servir d'interface sur ces sujets avec les pouvoirs publics.
C'est surtout dans les petites salles que ça va poser problème, estime Joseph Gatineau, ingénieur du son notamment pour le groupe Radio Elvis.
«Avec la batterie seule, on peut déjà être à 101 décibels», explique-t-il. «Mais un batteur, si c'est du rock, on ne va pas lui demander de jouer au balai…». «Moi je ne peux faire que plus fort, je ne peux pas faire moins fort», confirme Matthieu Rendu, ingénieur de Yuri Buenaventura qui s'est déjà produit au festival Tempo Latino de Vic-Fezensac dans le Gers. Car ses percussions et ses cuivres, typique de la musique latine, produisent déjà un volume «extrêmement fort» sans amplification.

Des contraintes fortes

La liste des nouvelles obligations est vécue comme des «contraintes assez fortes» qui impliquent «des coûts supplémentaires» d'équipement pour les exploitants de salles et les entrepreneurs du spectacle, selon Angélique Duchemin.

Dura lex, sed lex.
En effet, les sanctions encourues en cas d'infraction prendront la forme d'une contravention de 1 500 € (3 000 € en cas de récidive) et la confiscation du matériel de sonorisation.
En France, 6 à 8 millions de personnes sont touchées par des problèmes d'audition, selon l'association Journée Nationale de l'Audition (JNA), qui organise tous les ans une campagne de prévention sur les risques liés au bruit.
Les fêtes générales de l'an prochain vont être confrontées à cette mesure salutaire, madame le Maire … quoiqu'en dise votre mari !!!




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