dimanche 20 août 2017

U.S.A



La liberté d'expression


aux Etats-Unis est très 


différente.


La jurisprudence de l’arrêt 

«Skokie»de 1977 règne:

une Cour d’appel fédérale avait 

alors autorisé une manifestation 

néonazie que la municipalité de

cette petite ville de l’Illinois avait 

pourtant au départ interdit, à la 

demande de ses habitants.

La liberté d’expression est protégée 

par le Premier amendement de la 

Constitution.

Même les opinions les plus répugnantes 

doivent pouvoir être exprimées. Le débat 

public doit justement représenter toute idée 

quelle qu’elle soit, car ainsi elle peut être 

débattue et, qui sait, être raisonnée.

Selon une vision optimiste très américaine, l’expression des idées les plus extrêmes permet au final de décrédibiliser les fanatiques. 

Si des arguments politiques ont été censurés, le vrai débat démocratique n’a pas eu lieu selon les Américains et donc les électeurs ne peuvent pas voter en connaissance de cause.

Des idées très offensantes pour certains citoyens peuvent être exprimées publiquement, on peut brûler le drapeau américain comme le Coran ou la Bible, on peut insulter un soldat lors de son enterrement, on peut utiliser un vocabulaire raciste en s’adressant à certaines communautés…

La manifestation ne peut être interdite qu’en cas de danger avéré de violences imminentes. 
 
Dans le cas de Charlottesville, la municipalité avait demandé que le lieu de la manifestation soit déplacé.

Qu’elle ne se tienne pas en plein centre-ville.

Un tribunal local a statué qu’il n’y avait aucune raison de déplacer l’événement.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire